A la découverte de Niolon

Posté le 8 juin 2014 | Commentaires fermés

A la découverte de Niolon, perle de la Côte Bleue

Certainement une des plus belles calanques de la Côte Bleue, Niolon a su préserver depuis toujours grâce aux efforts de la municipalité ce fragile équilibre entre authenticité, préservation du site et fréquentation touristique. Et la belle ne se dévoile pas tout de suite. Pour y accéder, il vous faudra suivre une route qui serpente au fond d’un vallon, laissant furtivement apparaître la grande bleue au détour d’un virage, puis vous garer sur le parking tout en haut de la route. En effet, l’accès à la calanque est règlementé en été, uniquement réservé aux riverains. Il vous faudra alors terminer la promenade à pied, certainement le meilleur moyen pour admirer les magnifiques panoramas qui s’offrent à votre regard.

Niché au creux de la Calanque, le petit port de Niolon est une fenêtre ouverte sur la Méditerranée. Avec les îles du Frioul, Marseille et la Bonne Mère en face, il offre un petit coin de paradis pour tous les calanquais, mais aussi pour les visiteurs de passage, séduits par l’intimité et l’authenticité du lieu. Cachée dans la chaîne de l’Estaque, la calanque de Niolon et sa voisine la calanque de la Vesse conjuguent un éventail de couleurs contrastées : bleu profond de la mer, bleu clair du ciel, blanc calcaire des massifs, vert soutenu des pins mais aussi de la garrigue des montagnes pelées de la Nerthe et de l’Estaque.

La calanque de La Vesse marque le début de la Côte bleue. Blottie au fond d’un vallon sauvage, La Vesse est un havre de tranquillité, d’où on peut rêver en observant les mouvements des paquebots blancs qui animent le port de Marseille.

Le meilleur moyen de visiter Niolon est de déambuler entre les ruelles qui serpentent à flanc de colline. De petits escaliers en passages tortueux, laissez vous guider par vos envies pour découvrir au détour de chaque maison un paysage totalement différent. Vous pouvez aussi monter sur votre gauche jusqu’au point de vue surplombant le port : un petit chemin y mène, mais attention à ne pas vous approcher du bord ! Située sur le chemin des douaniers qui longe la côte bleue, Niolon peut également être le point de départ d’une randonnée qui vous conduira jusqu’à la calanque de Méjean, sur la commune d’Ensuès, et même au-delà en poursuivant jusqu’au port de la Redonne, voire encore plus loin jusqu’à la plage du Rouet, sur la commune de Carry. Mais attention, avant de vous engager sur ce sentier, consultez au préalable l’itinéraire exact et munissez vous du nécessaire indispensable à la randonnée : casquette, lunettes de soleil, crème solaire, gourde et chaussures de marche. Le soleil tape fort l’été.

Plonger, bronzer, naviguer ou se restaurer

 

Les fonds sous-marins de la côte bleue sont réputés pour posséder certaines belles plongées. Ce n’est pas pour rien que l’UCPA a choisi Niolon pour y installer son centre de plongée (centre fédéral FFESSM), qui occupe un ancien fort militaire construit en 1860 et ayant été occupé par les allemands lors de la seconde guerre mondiale. Le port de Niolon offre également une petite plage où vous pourrez poser votre serviette, à condition d’arriver parmi les premiers. Mais l’idéal, c’est de contempler le rivage côté mer. Pour cela, embarquez sur le bateau de Richard, il vous fera découvrir les lieux les plus secrets et insolites de la côte Bleue, jetant l’ancre au détour d’un rocher pour vous offrir une baignade rafraîchissante dans les eaux turquoises. Et au retour, les restaurants de Niolon vous offriront une pause gourmande des plus agréables. Poisson frais, grillades ou pizzas, les bonnes adresses ne manquent pas autour du port ou dans le village : L’Auberge du Mérou, La Pergola, Le Scampy ou encore L’Ancre, autant d’endroits où vous serez accueillis avé l’accent et le sourire propres aux gens du sud.

Un peu d’histoire : le Fort de Niolon

On y accède par le plateau du médecin, en suivant le chemin qui se dirige vers le jonquier . Après une petite promenade agréable dans la colline, on aperçoit le Fort qui surplombe Niolon à 190 m d’altitude et offre une vue magnifique sur la rade de Marseille.

Après la guerre de 1870 perdue contre les Prusses, le gouvernement français a voulu renforcer nos défenses côtières. Il s’est doté pour cela d’une commission chargée d’évaluer les nouveaux besoins du territoire en matière de fortification, et remplacer les anciennes places fortes dépassées par l’évolution de l’artillerie. Plus de 160 forts ont été construits entre 1874 et 1885, celui de Niolon datant de la fin des années 1880.

Son assiette est de forme carrée, protégé par une tour pentagonale battant des deux côtés. A gauche de la porte un petit redan carré couvre aussi la porte Est et l’entrée de celle-ci. On atteint cette porte métallique par un pont-levis couvrant le fossé sec de la face Nord. A droite, dès l’entrée dans la cour se trouvent les logements casematés ainsi que le magasin enterré réservé aux projectiles en temps de guerre. Vers le sud à droite se trouve la poudrière enterrée. avec les casernements au dessus. En avant des casernements, en contrebas, était placée l’artillerie à ciel ouvert avec trois abris à munitions et pour les hommes. En temps de guerre l’alimentation des pièces d’artillerie se faisait par un souterrain passant sous le fort reliant les abris au magasin caverne à projectiles.

En 1892, l’armement du Fort était constitué de 6 Canons de 240 mm et de 4 canons de 95 mm. Les Allemands l’occupèrent dès la fin de l’année 1942. Aujourd’hui, malgré l’empreinte des années, ce site a su garder son éclat et sa splendeur au grand plaisir des promeneurs et des curieux qui lui rendent visite.

Attention : en été, renseignez vous sur la règlementation concernant l’accès aux massifs forestiers avant d’entreprendre la promenade.

Source : Michel Jauffret, adjoint au patrimoine, mairie du Rove.

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