Martigues – La cinémathèque Gnidzaz, mémoire du cinéma

Posté le 2 octobre 2016 | Commentaires fermés

La cinémathèque Gnidzaz, mémoire du cinéma

Inaugurée le 21 mai 2011 dans une chapelle rénovée datant du 17ème siècle, la cinémathèque Prosper Gnidzaz vous propose un voyage dans le temps, aux sources du cinéma moderne. Pour comprendre la génèse de cet espace, il faut remonter en 1955, année ou le maire d’alors Paul Lombard demanda à Prosper Gnidzaz, collectionneur averti et passionné, la possibilité d’exposer sa collection personnelle dans le hall de l’Hôtel de Ville à l’occasion de la commémoration du centenaire du cinéma.

En 2007, Prosper Gnidzaz offre à la municipalité sa collection de 2250 bobines et 79 appareils de projection, dont les plus anciens datent de 1880. La ville décide alors de lui dédier un espace consacré au 7ème art qui portera son nom. Dans un premier temps espace muséal autour du cinéma, il propose sur 260 m2 de découvrir les évolutions techniques du cinéma, des premières images animées (lanternes magiques) jusqu’à la 3D. En 2013, il devient « La Cinémathèque Gnidzaz », membre de la FCAFF (Fédération des Cinémathèques et Archives de films de France) aux côtés de 14 institutions dont la Cinémathèque de Marseille, la Cinémathèque de Nice, l’Institut Jean Vigo… Sous la direction du Cinéma Jean Renoir, elle est aujourd’hui un lieu de diffusion, d’éducation à l’image et de conservation.

Trois salles jalonnent la visite : une première retrace toute l’histoire du cinéma avant les frères Lumière, depuis le thaumatrope, zootrope, cinématographe et autres lanternes magiques jusqu’à l’arrivée de la 3D. Une deuxième salle rend hommage à Prosper Gnidzaz avec une reproduction de son salon valorisant sa passion pour le cinéma. La salle présente quant à elle la relation de Martigues au cinéma, avec des affiches et extraits de films ayant été tournés dans la ville, depuis le plus ancien du cinéma imagé (Les Martigues de Léonce Perret) jusqu’à Tony de Jean Renoir ou encore La cuisine au beurre de Gille Grangier.

Devenu cinémathèque à vocation régionale de par sa collection riche et éclectique, la cinémathèque Prosper Gnidzaz assure également des missions plus spécifiques telles la conservation du film (argentique) et du non film (affiches, dossiers de presse, photos décors revues…). Elle fait également de la collecte de films privés, conservés dans des locaux adaptés, mis en dépôt ou offerts par des particuliers (entre 150 à 200 films de particuliers et près de 400 fictions (Pagnol, Chabrol, Hitchcock, Chaplin..) sont actuellement conservés).

Avec sa salle de projection de 25 places, elle est également un lieu de diffusion, d’animation et d’éducation à l’image, par ailleurs associée au Cinéma Jean Renoir dans le cadre de programmations thématiques et d’actions évènementielles.

Le prochain rendez vous est fixé au mois de novembre avec une exposition temporaire sur le film La cuisine au beurre tourné en 1963, seul film ayant réuni Bourvil et Fernandel, avec une interview de Claire Maurier et Georges Rostan, acteurs sur le tournage, ainsi que celles de figurants martégaux.

Qui était Prosper Gnidzaz

Passionné de cinéma, ce pâtissier-chocolatier qui vivait dans le quartier de l’île a accumulé durant toute sa vie cette collection liée au 7ème art. décédé en octobre 2013 à l’âge de 82 ans, il avait auparant dans un souci de transmission légué toute sa collection à la ville de Martigues qui l’a rassemblée dans l’espace qui porte aujourd’hui son nom.

Renseignements 04 42 10 91 30 ou www.cinemartigues.com

 

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